La voiture électrique
#16
Dans l'absolu on ne devrait même pas bougé le corps humain a un rendement dégueulasse par rapport à un moteur électrique Lol2
Pas d'ABS, pas d'ESP, pas d'airbag, je meurs comme un homme.
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#17
(10-10-2018, 05:56 PM)Tib a écrit : Mais chercher à discréditer le véhicule électrique pour tenter de sauver le diesel, sachant les ressources naturelles pétrolières comptées et les effets néfastes indéniables du diesel sur la santé publique, je trouve ça profondément malhonnête.

Ce n'est pas ce que j'avais lu mais j'ai peut-être mal lu Jap
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#18
Et encore une fois, sur Tavares, désolé : début 80, c'est PSA qui a incité les politiques à développer massivement le diesel. On l'a fait comme aucun autre pays au monde. Donc qu'il ne vienne pas pleurer aujourd'hui que l'état lui impose des choix technologiques, car jusqu'à maintenant, hormis peut-être Toyota, aucun constructeur n'a vraiment démontré de stratégie à la fois clairvoyante et responsable pour limiter les rejets polluants.



Ça n'est quand même pas l'état qui oblige les constructeurs à vendre des SUV, merde !
Bike is right.
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#19
Je pense que ce qui etait dit aussi plus haut c'est que le VE n'est que le green washing d'un concept de deplacement qui est voue a l'echec. C'est une continuation du deplacement tout individuel en croissance partout alors que au dela de la pollution des agglomerations urbaines il soulevent d'autres questions de durabilite.



Ca peut etre paradoxal venant de quelqu'un comme moi compte tenu de mon parc auto, mais pourquoi la norme est elle d'avoir des vehicules 4 ou 5 places de 1.5T ou plus ? Pourquoi aucun constructeur n'est parvenu a nous sortir de petits vehicules, leger et pas chers qui couvriraient les besoins en transports non collectifs ? Une tweezy electrique avec des portes et du chauffage ou une smart, mais pas a 15k€.
[Image: 951987Signature700.jpg]
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#20
(10-10-2018, 05:59 PM)ypos a écrit : Ce n'est pas ce que j'avais lu mais j'ai peut-être mal lu

OK, Tavares dit juste qu'en misant sur le tout électrique, on fait peut-être une énorme connerie. Mais du coup, il propose quelle alternative, lui le citoyen constructeur inaudible ?



C'est marrant parce que :

- Carlos Tavares lance une offensive sans précédent sur l'électrique



Curieusement, voilà ce qu'il dit en début d'article :



Citation :[font="Arial]Ce n’est pas à un constructeur de dicter votre comportement. Notre rôle c’est de vous apporter des solutions de mobilité. Diesel, hybride rechargeable, électrique… Quelle est la meilleure technologie ? La triche de la part de l’un de nos concurrents allemands a porté atteinte à la crédibilité de tous les constructeurs. Nous sommes devenus inaudibles sur ce sujet. Mais il y a un fait : depuis que le diesel bashing a été mis en œuvre, les émissions de CO2 ont considérablement augmenté, conséquence de l’effondrement du marché du diesel, pourtant beaucoup plus performant en matière de consommation.[/font]






C'est vrai sur le CO2. Il ne parle pas des rejets de particules fines en revanche, non filtrées même par les FAP dernière génération. Les particules les plus cancérigènes.





- bizarre, Tavares semble croire dur comme fer à l'électrique, mais remet simplement en cause le calendrier (ce que je peux comprendre, étant donné la difficulté à faire évoluer une industrie aussi complexe, qui fonctionne selon des cycles longs)





- tiens, le citoyen constructeur inaudible semble avoir été entendu sur l'Airbus des batteries



- en résumé, il pourrait faire sienne sa propre devise : "les leaders impopulaires d'aujourd'hui sont les leaders de demain"





Bike is right.
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#21
(10-10-2018, 05:45 PM)ypos a écrit : Moi je trouve - et regrette - que c'est toujours soit blanc soit noir dans ce débat. Les anti contre les pro.



Je regrette que ma position soit perçue ainsi, car je ne rejette pas le diesel ni l'essence je souhaiterais juste qu'on les utilise à bon escient et pas sur la rue de Rivoli à 7km/h de moyenne.



Ma position est gris clair car le VE à aussi des inconvénients : moindre rentrées fiscales, maintenance réduite (comment les concessionnaires vont-ils pouvoir faire perdurer un modèle basé sur l'enfilage annuel d'huile à 20 balles/l, filtres papier à 80€ et autres énormités permettant de faire évoluer le service annuel entre 2 et 500€ pour les véhicules grand public ?



Déconnade mise à part, le gros soucis vient évidemment des terres rares utilisées dans les moteurs à aimant permanents :

https://www.lepoint.fr/high-tech-interne...456_47.php



Et le Cobalt utilisé entre autre dans les batteries (mais aussi beaucoup dans l'industrie), le lithium étant plus abondant que le Plomb, l'Etain ou le Molybdène par exemple.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Abondance_..._terrestre



Ce soucis a commencé avec le développement de l'informatique te de la téléphonie portable individuelle. Ph34r
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#22
(10-10-2018, 06:06 PM)Twingomatic a écrit : Quel est le constructeur généraliste qui propose depuis 10 ans une gamme complète de voitures électriques allant de la citadine au gros SUV ?

Toyota produit des hybrides aboutis et de grande diffusion depuis 10 ans, et a lancé un modèle à hydrogène il y a 2 ans.



On parle de Tavares parce que c'est Tavares qui pleurniche.





Bike is right.
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#23
Tous les constructeurs sont responsables. Tous ont loupé le virage stratégique. Encore une fois, je tape Tavares car c'est lui qui s'exprime là.



Toyota :

- s'ils se sont fait des couilles en or aux US, pourquoi les français n'ont pas tenté ? Sachant que tu devrais vérifier tes affirmations, aux US Toyota vend tout sauf des pick-up, justement ; ils vendent surtout des petits modèles, que les Européens produisent également... sauf qu'aux US c'est de l'essence

- quoi que tu en dises, Toyota a misé sur de la R&D hybride, ce qu'aucun autre constructeur n'a fait. Ils ont osé, leur pari a été gagnant ; dans le même temps, les Européens ont tout misé sur le diesel, ils ont perdu.
Bike is right.
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#24
Coucou Dis donc Tib, ce n'est pas toi qui risque de faire 2h20 de route quotidiennement pour ton futur nouveau job... et cela tout seul dans une magnifique 508 diesel... alors que justement tu bosses dans le transport en commun et prône d'autres solutions de mobilité que la voiture individuelle... C'est décidément toujours les cordonniers les plus mal chaussés Happy
[Image: Signature-Gran-Sport-c406-508-800x600.jpg]

508 SW GT 2.2 HDI 204 ch Blanc Nacré Cuir Nappa Noir

Coupé 406 Ultima Edizione N°1138 3.0 V6 210 ch BVM Noir Granit Cuir Ouragan TOE GPS Chargeur CD Alarme

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#25
Ah mais c'est clair, je suis le premier à avoir une marge de progression énorme pour réduire mon empreinte écologique. J'y bosse sur plein d'aspects de ma vie quotidienne, mais sur les déplacements je suis très mauvais, c'est un fait.



Après, pour mon VF actuel j'avais demandé à avoir une hybride, quitte à bénéficier d'un véhicule de gamme inférieure. Ma boîte avait refusé, parc proposé 100% diesel.
Bike is right.
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#26
(10-10-2018, 07:45 PM)Tib a écrit : Après, pour mon VF actuel j'avais demandé à avoir une hybride, quitte à bénéficier d'un véhicule de gamme inférieure. Ma boîte avait refusé, parc proposé 100% diesel.

Évidemment puisque les politiques de tout bord, que je te trouve bien prompt à dédouaner, favorisent encore aujourd'hui le diesel fiscalement, ce qui semble quand même assez dingue quand on écoute leurs beaux discours.
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#27
La TVA de l'E85 est récupérable maintenant, non ?
[Image: KxrXNtJ.png]  If everything feels under control you are just not driving fast enough.
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#28
(10-10-2018, 07:51 PM)ypos a écrit : Évidemment puisque les politiques de tout bord, que je te trouve bien prompt à dédouaner, favorisent encore aujourd'hui le diesel fiscalement, ce qui semble quand même assez dingue quand on écoute leurs beaux discours.

Peux-tu m'indiquer où exactement je dédouane nos politiques dans mes propos ci-dessus ? J'ai simplement commenté le fait que, selon moi, inciter à un virage vers une mobilité électrique était à mon sens moins crétin que s'obstiner à poursuivre sur la voie du diesel, fusse-t-il propre. Et que si ça n'était pas les politiques qui le faisaient, je ne pense pas qu'on pouvait attendre une telle initiative de la part des constructeurs.



Sont-ce les banques qui ont pris d'elles-mêmes des initiatives pour assainir et réguler le monde de la finance ?



Est-ce Monsanto qui a de lui-même pris des mesures pour moins polluer les sols ?



Est-ce Total qui prend de lui-même des mesures pour moins polluer ?



Non. Les industriels n'agissent que sous la contrainte des Etats. Les administrés, c'est pareil.



Par ailleurs, si tu me lis depuis que je suis sur le FAR, tu retrouveras aisément grâce à la fonction recherche certaines de mes longues diatribes enflammées sur :

- les décisions à courte vue des politiques, qui poursuivent en majorité des objectifs électoraux, ce qui les amène à être opportunistes plutôt qu'à bâtir une stratégie sur le long-terme

- le sous-investissement dramatique dans les infrastructures de transport ferré, l'abandon total de la filière fret alors qu'il aurait fallu prendre des décisions courageuses pour obliger les camions à voyager sur les trains dès lors que leur trajet sur notre territoire est supérieur à 500 km

- l'absence de politique de mobilité claire et coordonnée, ce que - j'espère - la loi LOM viendra corriger

- l'absence de courage politique à fiscaliser le diesel, au profit d'énergies moins polluantes

- l'erreur dramatique consistant à ne pas avoir fait évoluer la législation du travail pour favoriser le télétravail, soit à domicile soit dans des tiers-lieux moins éloignés de l'habitat du salarié que son lieu de travail habituel

- le manque de courage pour bâtir une stratégie de fonctionnement en circuit court, pour la production des biens et services de première nécessité, en particulier les produits agricoles, et pour favoriser les filières biologiques, le recyclage



A mon niveau, dans mon boulot, je fais mon possible pour convaincre les habitants de mon agglo de prendre le bus plutôt que leur voiture. Certes le bus carbure au diesel, mais 70 voyageurs dans un de mes bus polluent moins que s'ils prennent chacun leur voiture sur 4 km en zone urbaine.



En ce moment même, je me crève à expliquer au Président de mon agglo que choisir des bus électriques plutôt que du bio-GNV est une hérésie, car :

- les bus électriques sont fabriqués en Chine, avec des batteries dont les terres rares proviennent de mines aux conditions environnementales et sociales déplorables, dont l'impact écologique des déchets nucléaires ne rend pas cette énergie propre, dont la fiabilité et la maintenabilité ne sont pas assurés sur la totalité du cycle de vie d'un bus (20 ans)

- en face, il a le choix d'acheter des bus au bio-GNV qui coûtent 40% moins cher qu'un électrique, dont la technologie est connue et éprouvée, dont on maîtrise la fiabilité de la chaîne cinématique, des bus produits et assemblés à 100% en France, par des salariés français, et des bus qui pourraient idéalement utiliser en rythme de croisière 20% de la production de bio-méthane qui sortira de l'usine de son propre SMIRTOM d'ici 10/2019, favorisant ainsi les circuits courts, et lui offrant un discours politique vertueux du type "nos bus sont fabriqués en France, très peu polluants, et carburent grâce à la valorisation de nos déchets du quotidien".



Malgré ça, mon élu veut de l'électrique, parce qu'on nous bassine à plein sur le fait que c'est la solution d'avenir, et que parce qu'on nous bassine avec ça, faut foncer tête baissée sans réfléchir ni prendre de recul. En ce sens, je suis d'accord avec Carlos. Par contre, moi je ne pleurniche pas sur les contraintes qu'on nous met ou sur l'ineptie de tel ou tel choix. Je travaille, à mon petit niveau, au quotidien, pour aider mes élus à faire le bon choix. Je fais du lobbying, en quelque sorte, que j'espère être positif pour l'intérêt commun des habitants du territoire sur lequel je bosse. J'essaie de lui apporter mon expertise technique, pour l'aider à ne pas se planter, et surtout à ne pas choisir sur des critères subjectifs. Après, c'est lui l'élu : quoi qu'il arrive, je ferai ce qu'il me dira de faire. Mais au moins, j'aurai fait mon job de conseil. Je l'aurai alerté. Je lui aurai mis les cartes en mains pour faire le bon choix. J'aurai la conscience tranquille. Et, à titre personnel, je n'ai rien à gagner ou à perdre : je le fais par conviction, parce que si demain il choisit des bus électriques plutôt que des bus au bio-GNV, je gagnerai ma vie pareil, ça ne changera rien pour moi. C'est juste mon boulot : j'essaie de lui vendre ce que je pense être le choix de raison, selon des critères objectifs.



Je me bats avec mon élu, qui va créer 90 places de parking supplémentaires à la gare SNCF qui en compte déjà 700 (pour 900 bagnoles stationnées au quotidien), pour lui expliquer qu'il faut rendre le stationnement payant, pour contraindre les automobilistes à lâcher leur caisse, qu'il faut créer des parcs relais gratuits en périphérie de son agglo, avec navette directe vers la gare avec correspondance train garantie. Je me bats au quotidien pour le convaincre que sans contrainte, l'automobiliste ne changera pas ses habitudes.



J'essaie de le convaincre que non, créer un second parking gratuit de 500 places en plein centre-ville, c'est pas une bonne idée. Ça ne réglera pas les soucis de stationnement, ça ne fera qu'accroître le nombre de bagnoles dans un centre-ville déjà engorgé. Mais tu comprends, politiquement, un parking gratuit en plein centre-ville, ça rapporte des voix.



J'essaie de lui expliquer qu'il ne peut pas exiger de ma part des économies, me demander de tripler mes objectifs de fréquentation dans les bus, et "en même temps" faciliter encore l'usage de la voiture sur son agglo. Que c'est pas logique, que c'est antinomique. Que mener une politique réellement en faveur des mobilités douces, ça réclame du courage, ça implique des décisions politiques fortes, et donc impopulaires.



C'est précisément mon boulot. Je me bats. Au quotidien. Pour que mes élus locaux fassent les bons choix en matière de mobilité douce, qu'ils cessent de favoriser la bagnole. Pour qu'ils me donnent les moyens de convaincre les automobilistes de lâcher leur bagnole pour utiliser d'autres solutions de déplacement, moins polluantes, sans effet gadget.



Encore une fois, les industriels n'agissent que sous la contrainte des Etats. Les administrés, c'est pareil. Qui ici a essayé de modifié ses comportements et habitudes de déplacement pour moins polluer, à part Steph117 avec son pot de yaourt électrique et notre Teslaboy préféré ? Pas grand monde je crois. Pourquoi ? Parce que pas de contrainte. Ou alors, contrainte pas (encore) assez forte.



Et sinon, toi, tu fais quoi au quotidien pour inciter nos politiques à changer ?
Bike is right.
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#29
(10-10-2018, 08:16 PM)Tib a écrit :
(10-10-2018, 07:51 PM)ypos a écrit : Évidemment puisque les politiques de tout bord, que je te trouve bien prompt à dédouaner, favorisent encore aujourd'hui le diesel fiscalement, ce qui semble quand même assez dingue quand on écoute leurs beaux discours.

Peux-tu m'indiquer où exactement je dédouane nos politiques dans mes propos ci-dessus ? J'ai simplement commenté le fait que, selon moi, inciter à un virage vers une mobilité électrique était à mon sens moins crétin que s'obstiner à poursuivre sur la voie du diesel, fusse-t-il propre. Et que si ça n'était pas les politiques qui le faisaient, je ne pense pas qu'on pouvait attendre une telle initiative de la part des constructeurs.



Sont-ce les banques qui ont pris d'elles-mêmes des initiatives pour assainir et réguler le monde de la finance ?



Est-ce Monsanto qui a de lui-même pris des mesures pour moins polluer les sols ?



Est-ce Total qui prend de lui-même des mesures pour moins polluer ?



Non. Les industriels n'agissent que sous la contrainte des Etats. Les administrés, c'est pareil.



Par ailleurs, si tu me lis depuis que je suis sur le FAR, tu retrouveras aisément grâce à la fonction recherche certaines de mes longues diatribes enflammées sur :

- les décisions à courte vue des politiques, qui poursuivent en majorité des objectifs électoraux, ce qui les amène à être opportunistes plutôt qu'à bâtir une stratégie sur le long-terme

- le sous-investissement dramatique dans les infrastructures de transport ferré, l'abandon total de la filière fret alors qu'il aurait fallu prendre des décisions courageuses pour obliger les camions à voyager sur les trains dès lors que leur trajet sur notre territoire est supérieur à 500 km

- l'absence de politique de mobilité claire et coordonnée, ce que - j'espère - la loi LOM viendra corriger

- l'absence de courage politique à fiscaliser le diesel, au profit d'énergies moins polluantes

- l'erreur dramatique consistant à ne pas avoir fait évoluer la législation du travail pour favoriser le télétravail, soit à domicile soit dans des tiers-lieux moins éloignés de l'habitat du salarié que son lieu de travail habituel

- le manque de courage pour bâtir une stratégie de fonctionnement en circuit court, pour la production des biens et services de première nécessité, en particulier les produits agricoles, et pour favoriser les filières biologiques, le recyclage



A mon niveau, dans mon boulot, je fais mon possible pour convaincre les habitants de mon agglo de prendre le bus plutôt que leur voiture. Certes le bus carbure au diesel, mais 70 voyageurs dans un de mes bus polluent moins que s'ils prennent chacun leur voiture sur 4 km en zone urbaine.



En ce moment même, je me crève à expliquer au Président de mon agglo que choisir des bus électriques plutôt que du bio-GNV est une hérésie, car :

- les bus électriques sont fabriqués en Chine, avec des batteries dont les terres rares proviennent de mines aux conditions environnementales et sociales déplorables, dont l'impact écologique des déchets nucléaires ne rend pas cette énergie propre, dont la fiabilité et la maintenabilité ne sont pas assurés sur la totalité du cycle de vie d'un bus (20 ans)

- en face, il a le choix d'acheter des bus au bio-GNV qui coûtent 40% moins cher qu'un électrique, dont la technologie est connue et éprouvée, dont on maîtrise la fiabilité de la chaîne cinématique, des bus produits et assemblés à 100% en France, par des salariés français, et des bus qui pourraient idéalement utiliser en rythme de croisière 20% de la production de bio-méthane qui sortira de l'usine de son propre SMIRTOM d'ici 10/2019, favorisant ainsi les circuits courts, et lui offrant un discours politique vertueux du type "nos bus sont fabriqués en France, très peu polluants, et carburent grâce à la valorisation de nos déchets du quotidien".



Malgré ça, mon élu veut de l'électrique, parce qu'on nous bassine à plein sur le fait que c'est la solution d'avenir, et que parce qu'on nous bassine avec ça, faut foncer tête baissée sans réfléchir ni prendre de recul. En ce sens, je suis d'accord avec Carlos. Par contre, moi je ne pleurniche pas sur les contraintes qu'on nous met ou sur l'ineptie de tel ou tel choix. Je travaille, à mon petit niveau, au quotidien, pour aider mes élus à faire le bon choix. Je fais du lobbying, en quelque sorte, que j'espère être positif pour l'intérêt commun des habitants du territoire sur lequel je bosse. J'essaie de lui apporter mon expertise technique, pour l'aider à ne pas se planter, et surtout à ne pas choisir sur des critères subjectifs. Après, c'est lui l'élu : quoi qu'il arrive, je ferai ce qu'il me dira de faire. Mais au moins, j'aurai fait mon job de conseil. Je l'aurai alerté. Je lui aurai mis les cartes en mains pour faire le bon choix. J'aurai la conscience tranquille. Et, à titre personnel, je n'ai rien à gagner ou à perdre : je le fais par conviction, parce que si demain il choisit des bus électriques plutôt que des bus au bio-GNV, je gagnerai ma vie pareil, ça ne changera rien pour moi. C'est juste mon boulot : j'essaie de lui vendre ce que je pense être le choix de raison, selon des critères objectifs.



Je me bats avec mon élu, qui va créer 90 places de parking supplémentaires à la gare SNCF qui en compte déjà 700 (pour 900 bagnoles stationnées au quotidien), pour lui expliquer qu'il faut rendre le stationnement payant, pour contraindre les automobilistes à lâcher leur caisse, qu'il faut créer des parcs relais gratuits en périphérie de son agglo, avec navette directe vers la gare avec correspondance train garantie. Je me bats au quotidien pour le convaincre que sans contrainte, l'automobiliste ne changera pas ses habitudes.



J'essaie de le convaincre que non, créer un second parking gratuit de 500 places en plein centre-ville, c'est pas une bonne idée. Ça ne réglera pas les soucis de stationnement, ça ne fera qu'accroître le nombre de bagnoles dans un centre-ville déjà engorgé. Mais tu comprends, politiquement, un parking gratuit en plein centre-ville, ça rapporte des voix.



J'essaie de lui expliquer qu'il ne peut pas exiger de ma part des économies, me demander de tripler mes objectifs de fréquentation dans les bus, et "en même temps" faciliter encore l'usage de la voiture sur son agglo. Que c'est pas logique, que c'est antinomique. Que mener une politique réellement en faveur des mobilités douces, ça réclame du courage, ça implique des décisions politiques fortes, et donc impopulaires.



C'est précisément mon boulot. Je me bats. Au quotidien. Pour que mes élus locaux fassent les bons choix en matière de mobilité douce, qu'ils cessent de favoriser la bagnole. Pour qu'ils me donnent les moyens de convaincre les automobilistes de lâcher leur bagnole pour utiliser d'autres solutions de déplacement, moins polluantes, sans effet gadget.



Encore une fois, les industriels n'agissent que sous la contrainte des Etats. Les administrés, c'est pareil. Qui ici a essayé de modifié ses comportements et habitudes de déplacement pour moins polluer, à part Steph117 avec son pot de yaourt électrique et notre Teslaboy préféré ? Pas grand monde je crois. Pourquoi ? Parce que pas de contrainte. Ou alors, contrainte pas (encore) assez forte.



Et sinon, toi, tu fais quoi au quotidien pour inciter nos politiques à changer ?



Déjà bravo pour un tel texte sans faute d'orthographe, et crois moi c'est un exploit [Image: laugh.gif]



Je suis d'accord avec toi sur le fond, cependant ton élu , comme son nom l'indique a été élu. Et on sait bien que tout ces ploucs ont dû utiliser une bonne part de populisme pour être élu (ici on rase gratis [Image: laugh.gif] ) . Parce que ce qui compte c'est d'être élu , au plus malin/roublard/escroc d'y parvenir et d'y rester.



Cela dit je suis d'accord aussi avec Stef quand tu as roulé avec une pile , tu as du mal à revenir à autre chose pour tes trajets quotidiens. Mon i3 en LOA je m'en bats les nuts de son recyclage , ce que je vois c'est que l'Etat m'a filé 12000 boules d'apport (en refilant ma yaris côté 1500€) , pour l'achat de ce truc qui ne vaut absolument pas le prix auquel il est vendu... (même si c'est sympa à conduire etc... )



Donc mon idée de con de base , je prends ma voiture électrique pour aller à Roissy et ensuite je pars à chaque vacances en avion à l'autre bout du monde ? (j'ai les moyens c'est pas un souci [Image: icon_rolleyes.gif] ) [Image: laugh.gif][Image: laugh.gif][Image: laugh.gif]



)
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#30
Tib Bien
MX-5 ND RF 30th AE : [Image: 1019859_5.png]
MX-5 NC 3rd Generation Limited : [Image: 219364_5.png]
308 SW 130 EAT6 : [Image: 968765_5.png]

[Image: td.gif]
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