La voiture électrique
#1
Citation :Carlos Tavares (patron de PSA)

"Le monde est fou. Le fait que les autorités nous ordonnent d'aller dans une direction technologique, celle du véhicule électrique, est un gros tournant.

Je ne voudrais pas que dans 30 ans on découvre quelque chose qui n'est pas aussi beau que ça en a l'air, sur le recyclage des batteries, l'utilisation des matières rares de la planète, sur les émissions électromagnétiques de la batterie en situation de recharge?

Comment est-ce que nous allons produire plus d’énergie électrique propre ?

Comment faire pour que l’empreinte carbone de fabrication d’une batterie du véhicule électrique ne soit pas un désastre écologique ?

Comment faire en sorte que le recyclage d’une batterie ne soit pas un désastre écologique ?

Comment trouver suffisamment de matière première rare pour faire les cellules et les chimies des batteries dans la durée ?

Qui traite la question de la mobilité propre dans sa globalité ?

Qui aujourd’hui est en train de se poser la question de manière suffisamment large d’un point de vue sociétal pour tenir compte de l’ensemble de ces paramètres ?

Je m'inquiète en tant que citoyen, parce qu'en tant que constructeur automobile, je ne suis pas audible.

Toute cette agitation, tout ce chaos, va se retourner contre nous parce que nous aurons pris de mauvaises décisions dans des contextes émotionnels."



STÉPHANE LHOMME

(Directeur de l’Observatoire du nucléaire)

- Le cycle de vie d’un véhicule électrique le rend aussi polluant qu’un véhicule thermique.

Le subventionner n’a pas de sens, explique le directeur de l’Observatoire du nucléaire, Stéphane Lhomme.

La fabrication des batteries est tellement émettrice de CO² qu’il faut avoir parcouru de 50 000 à 100 000 km en voiture électrique …. Pour commencer à être moins producteur de CO² qu’une voiture thermique. Soit 15 à 30 km par jour, 365 jours par an, pendant 10 ans !



AFP / DANIEL ROLAND

Or, contrairement à ce que croient la plupart des gens, soumis à une propagande continuelle des politiques et des industriels, la voiture électrique n’est pas plus vertueuse pour le climat que la voiture thermique, essence ou diesel.

Ce sont là les conclusions d’une étude, déjà ancienne, de l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie (Ademe),ignorées délibérément par le gouvernement (Élaboration selon les principes des ACV des bilans énergétiques, des émissions de gaz à effet de serre et des autres impacts environnementaux induits par l’ensemble des filières de véhicules électriques et de véhicules thermiques à l’horizon 2012 et 2020, (novembre 2013)

Sachant que ces voitures servent essentiellement à des trajets courts, il est probable que le kilométrage nécessaire pour s’estimer « vertueux » ne sera jamais atteint.

De plus, tout le CO² émis par une voiture électrique est envoyé dans l’atmosphère avant même que ne soit parcouru le moindre kilomètre.

Alors qu’il est partout prétendu que la voiture électrique n’émet pas de particules fines, comme le signale le magazine Science et Vie (janvier 2015), « les pneus, les freins et l’usure des routes émettent presque autant de microparticules que le diésel ».



La voiture électrique émet certes moins de particules que la voiture thermique, puisqu'elle ne dispose pas d’un pot d’échappement, mais elle possède bien des freins, des pneus, et roule sur le goudron !

Au final, la voiture électrique n’est pas plus écologique que la voiture thermique.

L’argent public consacré à son développement est donc totalement injustifié.

Or, il s’agit de sommes astronomiques :

– Le gouvernement a lancé un plan d’installation de 7 millions de bornes de rechargement à environ 10 000 euros pièce, soit un cout d’environ 70 milliards d’euros.

Il est d’ailleurs poignant de voir les élus de petites communes, croyant faire un geste pour l’environnement, casser la tirelire municipale pour s’offrir une borne ;

– Le bonus « écologique » à l’achat d’une voiture électrique dépasse 10 000 € par véhicule, souvent complété par une prime de la région.

La quasi-totalité des acheteurs sont des ménages aisés, car ces véhicules sont très chers : une fois de plus, l’argent de tous est offert aux plus privilégiés.

En réalité, au pays de l’atome, tous les moyens sont bons pour « booster » la consommation d’électricité, en baisse continue depuis des années.

Car la voiture électrique en France peut être considérée comme une « voiture nucléaire » : la quasi-totalité des bornes de rechargement installées sont branchées sur le réseau électrique ordinaire, à 80 % nucléaire.

Il ne faut pas se laisser abuser par les certificats mis en avant par M. Bolloré et ses Autolib (Paris), Bluecub (Bordeaux) et Bluely (Lyon), assurant qu’elles sont rechargées aux énergies renouvelables : il ne s’agit que de jeux d’écriture ; l’électricité utilisée est la même qu’ailleurs.

Nous ne faisons pas ici la promotion de la voiture thermique, elle-même une calamité environnementale.

Mais, justement, personne n’aurait l’idée d’offrir 10 000 euros à l’achat d’une voiture diesel, de lui réserver des places de stationnement et de remplir son réservoir à prix cassé…

C'est une très bonne analyse démontrant que nos politiques (et les verts) nous font du spectacle:

La paranoïa du diésel ne concerne que les automobilistes !!!

Les Poids lourds, Autocars, Navires, sont exclus !

Juste pour situer le degré de paranoïa des plus virulents détracteurs du véhicule diesel, il faut leur révéler les données de l’'industrie maritime qui a démontré qu'en considérant la taille des moteurs et la qualité du carburant utilisé, les 40 plus gros navires-cargos du monde polluent autant que l’ensemble des 760 millions d’'automobiles de la planète.

Vous savez, ces porte-conteneurs qui nous alimentent en produits que l’on fabriquait dans nos usines délocalisées, aujourd’hui, ils brulent chacun 10.000 tonnes de carburant pour un aller et retour entre l’Asie et l’Europe.

Ces malheureux 40 navires font partie d’une flottille de 3.500, auxquels il faut ajouter les 17.500 tankers qui composent l’ensemble des 100.000 navires qui sillonnent les mers.

Pour ne pas quitter le domaine maritime, rappelons que la flotte de plaisance française est d’environ 500.000 unités, dont 5.000 yachts de plus de 60 mètres, et que le plus moyen de ceux-ci brule environ 900 litres de fuel en seulement une heure, alors que les 24 % de foyers français qui se chauffent au fioul ont du mal à remplir leur cuve pour l’hiver.

Pour continuer sur le chemin de la schizophrénie paranoïde, prenons en compte toute la flottille de pêche et les 4,7 millions de poids lourds en transit à travers la France et les milliers d’avions qui sillonnent le ciel.

Pour compléter cette petite fable, n’oublions pas l’indispensable domaine agricole où la consommation moyenne d’énergie est de 101 litres de fuel par hectare.



Jap
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#2
Voyons Vu comme ça, mon idée de prendre une électrique prochainement s'estompe.
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#3
Citation :"Le monde est fou. Le fait que les autorités nous ordonnent d'aller dans une direction technologique, celle du véhicule électrique, est un gros tournant.

Cher Carlos, si les "autorités" ne le faisaient pas, PSA et consorts continueraient de produire des diesels, ces moteurs d'avenir, à grands renforts d'optimisations logicielles pour satisfaire aux normes européennes. Franchement, qui ici peut croire que le salut de la planète pourrait venir des gentils industriels, soucieux de l'environnement et de la veuve et de l'orphelin ?



Citation :Je ne voudrais pas que dans 30 ans on découvre quelque chose qui n'est pas aussi beau que ça en a l'air, sur le recyclage des batteries, l'utilisation des matières rares de la planète, sur les émissions électromagnétiques de la batterie en situation de recharge?

C'est effectivement un sujet essentiel. Aujourd'hui, on cherche à verdir nos déplacements plutôt qu'à les limiter. Or la voiture électrique est une chimère qu'on nous vend "vertueuse", mais qui ne l'est pas totalement, mais semble l'être davantage que son homologue thermique.



Citation :Comment est-ce que nous allons produire plus d'énergie électrique propre ?

En développant la filière électrique renouvelable (panneaux solaires, éoliennes, turbines marines, smart-grid...). En investissant, comme Renault vient de le faire, dans des "fermes électriques", pour améliorer le stockage et travailler à l'effacement des pointes de consommation. En ayant une vision stratégique à long terme, plutôt qu'une vision de rentabilité à court terme, que toi, tes actionnaires et concurrents avez depuis des décennies.



Citation :Comment faire pour que l'empreinte carbone de fabrication d'une batterie du véhicule électrique ne soit pas un désastre écologique ?

En taxant les batteries chinoises, produites dans des conditions sociales et environnementales déplorables. En créant une filière "batterie" européenne dotée d'aides à l'investissement et d'une fiscalité adaptée, dont le modèle pourrait être copié sur les partenariats industriels européens qui ont montré leur efficacité (Airbus), en sécurisant des concessions de gisements de terres rares, si tant est qu'il en reste qui n'aient pas été préemptés par la Chine.



Citation :Comment faire en sorte que le recyclage d'une batterie ne soit pas un désastre écologique ?

En créant une filière "recyclage" européenne sur le modèle décrit ci-dessus, en format et adaptant les structures de recyclage actuelles, qu'il s'agisse des principaux acteurs industriels (Suez, Derichebourg...), les SMIRTOM. En consignant les batteries, comme l'étaient auparavant les bouteilles de lait, en s'alignant tout simplement sur les règles applicables actuellement pour les industriels (ma boîte consomme énormément de batteries, elles sont aujourd'hui consignées et nous sommes dans l'obligation de les faire retraiter par des filières spécialisées, strictement contrôlées). En favorisant le reconditionnement des batteries plutôt que l'achat de nouvelles.



Citation :Comment trouver suffisamment de matière première rare pour faire les cellules et les chimies des batteries dans la durée ?

En ayant une vraie politique énergétique européenne.



Citation :Qui traite la question de la mobilité propre dans sa globalité ?

L'Etat français, via la loi LOM qui est sur le point d'être promulguée, les collectivités locales, appuyées notamment par l'ADEME, l'IFFSTAR, les opérateurs privés. Mais surtout pas les constructeurs automobiles : demander au patron du bar du coin comment arrêter de boire de l'alcool, on a vu mieux comme méthode de désintox...



Citation :Qui aujourd'hui est en train de se poser la question de manière suffisamment large d'un point de vue sociétal pour tenir compte de l'ensemble de ces paramètres ?

L'Etat, celui-là même qui t'oblige à sortir du tout diesel et qui essaie, même si nos gouvernants ont du mal, à voir à plus long-terme, puisque tu en es toi-même incapable.



Citation :Je m'inquiète en tant que citoyen, parce qu'en tant que constructeur automobile, je ne suis pas audible.

Tu n'es pas audible parce qu'au début des années 80, ton Groupe a été excellent lobbyiste pour imposer la solution diesel sans réfléchir à son impact en matière d'environnement et de santé publique, que toi et tes actionnaires vous êtes gavés depuis, que les gouvernants y ont vu une opportunité sans précédent de doper la filière automobile française en créant moult emplois, et s'y sont engouffrés aveuglément, et parce que certains de tes collègues ont triché récemment pour répondre aux normes européennes et continuer de faire leur business sans se préoccuper plus que ça de l'impact environnemental des rejets polluants, et parce que par conséquent la filière automobile dans son ensemble s'est discréditée toute seule comme une grande ces dernières années, tant aux yeux de l'opinion publique qu'à ceux des gouvernants.



Citation :Toute cette agitation, tout ce chaos, va se retourner contre nous parce que nous aurons pris de mauvaises décisions dans des contextes émotionnels.

Le réchauffement climatique, ça n'est pas un "contexte émotionnel". Les 7 millions de décès prématurés chaque année dus à la pollution atmosphérique, ça n'est pas un contexte émotionnel. En revanche, craindre pour son business, craindre de perdre la confiance de ses actionnaires et donc sa PVO, ça c'est un contexte émotionnel. S'appuyer sur ses propres peurs pour faire peur aux autres, ça s'appelle le populisme.



Citation :Le cycle de vie d'un véhicule électrique le rend aussi polluant qu'un véhicule thermique.

Le subventionner n'a pas de sens, explique le directeur de l'Observatoire du nucléaire, Stéphane Lhomme.

La fabrication des batteries est tellement émettrice de CO² qu'il faut avoir parcouru de 50 000 à 100 000 km en voiture électrique …. Pour commencer à être moins producteur de CO² qu'une voiture thermique. Soit 15 à 30 km par jour, 365 jours par an, pendant 10 ans !

Cher Stéphane, les déchets les plus dangereux qui sortent de tes centrales ont une durée de dangerosité pour l'Homme estimée à 100 000 ans. Et actuellement, la filière que tu représentes est :

- incapable de les recycler

- incapable de proposer une solution fiable et pérenne pour les stocker en attendant que leur dangerosité ait baissé



Citation :Or, contrairement à ce que croient la plupart des gens, soumis à une propagande continuelle des politiques et des industriels, la voiture électrique n'est pas plus vertueuse pour le climat que la voiture thermique, essence ou diesel.

Ce sont là les conclusions d'une étude, déjà ancienne, de l'Agence de l'environnement et de la maitrise de l'énergie (Ademe),ignorées délibérément par le gouvernement (Élaboration selon les principes des ACV des bilans énergétiques, des émissions de gaz à effet de serre et des autres impacts environnementaux induits par l'ensemble des filières de véhicules électriques et de véhicules thermiques à l'horizon 2012 et 2020, (novembre 2013)

Sachant que ces voitures servent essentiellement à des trajets courts, il est probable que le kilométrage nécessaire pour s'estimer « vertueux » ne sera jamais atteint.

De plus, tout le CO² émis par une voiture électrique est envoyé dans l'atmosphère avant même que ne soit parcouru le moindre kilomètre.

Alors qu'il est partout prétendu que la voiture électrique n'émet pas de particules fines, comme le signale le magazine Science et Vie (janvier 2015), « les pneus, les freins et l'usure des routes émettent presque autant de microparticules que le diésel ».

La voiture électrique émet certes moins de particules que la voiture thermique, puisqu'elle ne dispose pas d'un pot d'échappement, mais elle possède bien des freins, des pneus, et roule sur le goudron !

Au final, la voiture électrique n'est pas plus écologique que la voiture thermique.

Tu n'as pas dû lire intégralement l'étude de l'ADEME sur le véhicule électrique, qui estime qu'une voiture électrique émet 2 à 3 fois moins de CO2 que son homologue thermique sur l'ensemble du cycle de vie. Citer partiellement une étude ancienne sans en restituer la totalité du contexte et du contenu, ça s'appelle une fake news, arme préférée des populistes.





Citation :L'argent public consacré à son développement est donc totalement injustifié.

Or, il s'agit de sommes astronomiques :

– Le gouvernement a lancé un plan d'installation de 7 millions de bornes de rechargement à environ 10 000 euros pièce, soit un cout d'environ 70 milliards d'euros.

Il est d'ailleurs poignant de voir les élus de petites communes, croyant faire un geste pour l'environnement, casser la tirelire municipale pour s'offrir une borne ;

– Le bonus « écologique » à l'achat d'une voiture électrique dépasse 10 000 € par véhicule, souvent complété par une prime de la région.

La quasi-totalité des acheteurs sont des ménages aisés, car ces véhicules sont très chers : une fois de plus, l'argent de tous est offert aux plus privilégiés.

En réalité, au pays de l'atome, tous les moyens sont bons pour « booster » la consommation d'électricité, en baisse continue depuis des années.

Car la voiture électrique en France peut être considérée comme une « voiture nucléaire » : la quasi-totalité des bornes de rechargement installées sont branchées sur le réseau électrique ordinaire, à 80 % nucléaire.

La pollution de l'air coûte chaque année en France 101 milliards d'euros. Mais effectivement, on peut aussi continuer à ne rien changer au motif que ça coûte trop cher. Notre maison brûle, mais surtout regardons ailleurs !





Citation :Il ne faut pas se laisser abuser par les certificats mis en avant par M. Bolloré et ses Autolib (Paris), Bluecub (Bordeaux) et Bluely (Lyon), assurant qu'elles sont rechargées aux énergies renouvelables : il ne s'agit que de jeux d'écriture ; l'électricité utilisée est la même qu'ailleurs.

Nous ne faisons pas ici la promotion de la voiture thermique, elle-même une calamité environnementale.

Mais, justement, personne n'aurait l'idée d'offrir 10 000 euros à l'achat d'une voiture diesel, de lui réserver des places de stationnement et de remplir son réservoir à prix cassé…

C'est une très bonne analyse démontrant que nos politiques (et les verts) nous font du spectacle:

La paranoïa du diésel ne concerne que les automobilistes !!!

Les Poids lourds, Autocars, Navires, sont exclus !

Juste pour situer le degré de paranoïa des plus virulents détracteurs du véhicule diesel, il faut leur révéler les données de l''industrie maritime qui a démontré qu'en considérant la taille des moteurs et la qualité du carburant utilisé, les 40 plus gros navires-cargos du monde polluent autant que l'ensemble des 760 millions d''automobiles de la planète.

Vous savez, ces porte-conteneurs qui nous alimentent en produits que l'on fabriquait dans nos usines délocalisées, aujourd'hui, ils brulent chacun 10.000 tonnes de carburant pour un aller et retour entre l'Asie et l'Europe.

Ces malheureux 40 navires font partie d'une flottille de 3.500, auxquels il faut ajouter les 17.500 tankers qui composent l'ensemble des 100.000 navires qui sillonnent les mers.

Pour ne pas quitter le domaine maritime, rappelons que la flotte de plaisance française est d'environ 500.000 unités, dont 5.000 yachts de plus de 60 mètres, et que le plus moyen de ceux-ci brule environ 900 litres de fuel en seulement une heure, alors que les 24 % de foyers français qui se chauffent au fioul ont du mal à remplir leur cuve pour l'hiver.

Pour continuer sur le chemin de la schizophrénie paranoïde, prenons en compte toute la flottille de pêche et les 4,7 millions de poids lourds en transit à travers la France et les milliers d'avions qui sillonnent le ciel.

Pour compléter cette petite fable, n'oublions pas l'indispensable domaine agricole où la consommation moyenne d'énergie est de 101 litres de fuel par hectare.

Méthode française éculée : pour ne surtout rien changer chez moi, j'accuse les autres. Il est évident que toutes les émissions polluantes issues de moteurs thermiques doivent être limitées, contraintes, taxées, éradiquées.



Bike is right.
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#4
(10-10-2018, 11:31 AM)miniman81 a écrit : rappelons que la flotte de plaisance française est d’environ 500.000 unités, dont 5.000 yachts de plus de 60 mètres,



Voyons

Cela me parait pas super fiable comme données pour les bateaux de plus de 60 mètres. 5000, c'est juste monstrueux au regard de la flotte de plaisance française.
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#5
Comme toujours, en 2 minutes on peut vérifier sur le web. En 2017, en France :

- 1 013 814 embarcations enregistrées

- 74,4% de celles-ci sont à moteur

- 1,7% mesurent plus de 12 mètres (qu'il s'agisse de voiliers ou de bateaux à moteur), soient 17 712 unités

- au 31/08/2017, 46 unités à moteur de plus de 24 mètres étaient immatriculées en France (ce qui ne présume pas du nombre d'unités battant pavillon étranger stationnées ou ayant séjourné en France)



Après, il est évidemment tout à fait possible que 4 954 unités de plaisance à moteur de plus de 60 mètres aient été immatriculées au RIF entre le 1er septembre 2017 et le 10 octobre 2018. Ça, je ne suis pas en mesure de le vérifier...



Juste pour rire et plus sérieusement, avec 2 autres clics de recherche sur Google, un seul navire à moteur de plus de 60 mètres a été immatriculé au Registre International Français (RIF) au cours des 25 dernières années : le Yogi (yacht de Stéphane Courbit), qui mesurait 60,20 mètres... et qui a sombré le 17 février 2012.
Bike is right.
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#6
Le texte est à charge contre l électrique donc les chiffres sont sûrement a pondérer.



Ce qui serait intéressant de connaître, mais impossible a mesurer de manière pertinente, c'est le pourcentage de la pollution automobile dans la pollution mondiale des moteurs thermiques and co.
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#7
Pourcentage qui serait à pondérer aussi. Parce que les particules fines rejetées dans les eaux internationales pèsent moins lourd que celles qui sont rejetées en ville
[Image: KxrXNtJ.png]  If everything feels under control you are just not driving fast enough.
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#8
'Lut,



(10-10-2018, 12:14 PM)Tib a écrit : Le réchauffement climatique, ça n'est pas un "contexte émotionnel".

Ce n'est pas ce qu'il écrit.

L'utilisation de l'émotionnel par les politiques et autres communicants est un fait indéniable.

Le souci est que de plus en plus, cette "méthode" amène à se passer d'analyses exhaustives sur les sujets les plus épineux.

Dans le cas présent, le monde économique et politique se tape gravement du réchauffement climatique dès lors qu'il entre en conflit avec la sacrosainte croissance.

De fait, on nous présente une solution pas plus efficiente ni propre que les précédentes, qui permet une relance économique d'un secteur aux perspectives d'avenir sombre, en tronquant le débat global.

La politique actuelle pro véhicule électriques n'est rien d'autre que du green washing...



Éric aka Alf
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#9
Je cherche un rapport réel et independant sur les filières de recyclage des batteries et sur l'impact réel de la fabrication et l'utilisation dune voiture électrique mais il y a tellement d argent en jeu que tu as très vite l'impression que c'est mission impossible.
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#10
Sur les pleurnicheries de Carlos, ce point de vue américain est intéressant sur l'impact, finalement positif, du dieselgate sur l'industrie automobile allemande.



Sur l'impact de la voiture électrique, j'ai relayé cet article dernièrement qui évoque le sujet, sans que les sources ne soient clairement identifiées.
Bike is right.
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#11
Pour etre rentable à tout point de vue. Un VE doit beaucoup rouler. Des lors avoir un VE qui ne parcours que 10-20km par jour est une hérésie. Est ce Qu un gros rouleur le fera dans un VE ayant seulement 100-200km d autonomie et dans une citadine.



Gueuler contre les avantages fiscaux en faveur du VE est une position mais est ce que ceux qui veule n ont jamais bénéficié de ce genre de prime? Je pense aux premières primes à la casse... Pour moi cet argument est une fumisterie. Si PSA avait pris le virage plus tot ils bénéficieraient de cette prime pour aider leur client à franchir le cap.



Concernant l émission de particules des plaquettes sur un VE, ceux qui ont deja conduit un hybride ou un VE en jouant un minimum le jeu, ne touche pas au frein et les plaquettes font facilement 200 000km
[font="Verdana]En piste: [/font] Vidéos

Parrainage Tesla : >>> Par ici <<<
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#12
On ne peut plus d'accord. Je ne comprends pas trop ta position Tib, sauf celle qui consiste à dénoncer les calculs fallacieux de Lhomme que je partage totalement.



Pour ma part, j'ai le sentiment qu'avec l'électrique, on réitère exactement ce que nous nos politiques ont fait avec le diesel.
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#13
J'avais posté ce rapport il y a quelques temps sur le thread du Model 3 : http://www.carbone4.com/wp-content/uploa...trique.pdf



Je ne sais plus qui avait souligné qu'il était aussi partial, en fait comme la plupart des rapports existants actuellement.



Le débat existe depuis plus ou moins 4 ans, entre personnes qui ne savent pas ou peu (je m'inclus dans les peu).



Je trouve cocasse de voir des amoureux des voitures sportives défendre le diesel vs l'électrique, il semble exister une sorte de "solidarité dans la fumée", ou alors une sorte de sursaut réactionnaire pétrolier que j'avoue avoir du mal à saisir.



Le recyclage des batteries est une activité stratégique, les quelques acteurs présents ne veulent surtout pas divulguer leurs procédés ni rendements, donc les données sont très compliquées à trouver. Cependant la filière existe, recycle les batteries d'accessoire automobile et de traction industrielle (chariots, gerbeurs, transpalettes, pousseurs, balayeuses, etc...) depuis un bon moment désormais et est rentable.



Sur des batteries "humides" renfermant des métaux coûteux, c'est d'autant plus motivant, Panasonic à ma connaissance à déjà une unité active.

Comme toute activité par électrolyse, ça consomme énormément d'électricité, donc on devrait installer les usines au Canada qui déborde d'électricité hydroélectrique.



Sur le fond il n'y a plus vraiment de débat de toute façon, même si quelques obscurantistes arrivent encore à se persuader qu'un VE rejette plus en ville qu'un Véhicule Thermique, la transition est en marche et les réfractaires devront se spécialiser ou disparaitre. Aucun constructeur généraliste majeur ne pourra passer à côté. Tavarès a été mauvais sur la question, ils ont 10 ans de retard et quasiment rien de terrible en R&D, donc il déblatère...



Factuellement :



- les gens qui ont ou ont eu un VE souhaitent le remplacer par un autre VE.

- la chine impose des objectifs de vente de VE sur son marché, les constructeurs qui ne seront pas en mesure de le faire seront exclus du marché national.

- 40% des immatriculations de véhicules neufs en Norvège cette année sont des VE

- le Model 3 est la berline la plus vendue en Californie actuellement

- Hyundai et Kia ont du mal à répondre à la demande sur leurs modèles électriques

- Les ventes mondiales de Nissan Leaf se portent TRES bien.



Donc on peut à notre niveau freiner des 4 fers, empêcher le développement d'un réseau de recharge rapide homogène, imposer un standard de prise différent du reste du monde, éviter toute publicité ou communication sur les VE, les clients sont quand même là.



A l'inverse d'Onken, je pense que les VE sont surtout adaptés à la ville, aux faibles vitesses et courts déplacements, avec des batteries de capacité modérées et un réseau de bornes rapides.



Pour les gros rouleurs, le diesel reste le carburant le plus adapté.

Pour ceux qui roulent vite et fort, l'essence permet de rouler à plus de 150km/h sur de longues distances ou de reproduire de fortes accélérations sans baisse de puissance notable ou écroulement de l'autonomie.



Le boulot-dodo en VE me convient très bien puisque j'ai toujours plaisir à utiliser les thermiques sur long trajet ou pour s'amuser (classiques ou sportives) tant que nous en avons encore le droit.
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#14
Moi je trouve - et regrette - que c'est toujours soit blanc soit noir dans ce débat. Les anti contre les pro.



Que le VE soit l'avenir, il y a peu de doutes sur le sujet. Que son succès soit corrélé aux subventions, en France c'est une certitude. Qu'il soit plus écologique, c'est discutable. Que le modèle tienne dès lors qu'il ne sera plus confidentiel, la question se pose.

Une fois qu'on a dit ça, ça ne signifie pas forcément qu'on soit ni pour ni contre, juste qu'on essaye de comprendre cette mutation et les enjeux qui s'y cachent, qui sont économiques bien avant d'être écologiques.
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#15
A la base je répondais juste de manière péremptoire, pour jouer sur le même mode que celui emprunté par les interlocuteurs cités. C'est tout.



Évidemment que tout n'est pas ni blanc ni noir. Mais chercher à discréditer le véhicule électrique pour tenter de sauver le diesel, sachant les ressources naturelles pétrolières comptées et les effets néfastes indéniables du diesel sur la santé publique, je trouve ça profondément malhonnête.



Encore une fois et comme déjà dit mille fois ici, pour résorber le mal il faut nous attaquer aux sources du mal. La source du mal n'est pas la voiture, c'est le déplacement. Nous devons réduire nos déplacements, nos politiques devraient travailler à améliorer les transports publics, faciliter le télétravail, réduire l'étalement urbain, privilégier les circuits courts, développer les smart-grid.



Dans l'absolu, dès lors qu'un déplacement est assuré par un véhicule à propulsion non humaine, et a fortiori par une énergie autre que renouvelable, la pollution ne baissera pas.
Bike is right.
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