06-02-2005, 02:21 PM
Il y a un article dans le midi libre:
http://www.midilibre.com/actuv2/article.ph...1117649582&gard
Les nuages s'amoncellent au-dessus de PGO automobiles qui fabrique des cabriolets sportifs comme le "Speedster 2". La société, installée depuis quatre ans à la zone industrielle de la Pyramide de Saint-Christol-lez-Alès, a été placée en redressement judiciaire le 31 mai par le tribunal de commerce d'Alès.
L'entreprise est mise en observation jusqu'au 30 septembre et est surveillée de près par l'administrateur judiciaire, maître de Saint-Rapt.
Ce sont les nouveaux actionnaires majoritaires de PGO (ils détiennent 51 % du capital) qui ont pris cette initiative pour mettre les choses à plat. A leur arrivée en mars dernier, Nasser International, Al Atlas for Cars et Symex international, importants distributeurs automobiles au Moyen-Orient, ont découvert une situation financière délicate. L'entreprise accuse en effet un passif de 2,3 millions d'€. Les signes avant-coureurs d'une santé financière fragile étaient pourtant là...
Car depuis plusieurs mois, plusieurs fournisseurs du bassin d'Alès ne sont plus payés. C'est le cas d'Alès pièces auto. « Notre représentant est allé 5 à 7 fois à PGO car l'entreprise ne nous payait plus. On fournissait carrosserie, papier à poncer, des produits divers. Mais nous n'étions pas les seuls à demander des comptes. France Télécom et d'autres fournisseurs attendaient d'être payés. » Alès pièce autos a d'ailleurs arrêté de fournir PGO il y a six mois. Du côté de Demos, on fournissait à PGO des agrafes « mais avec parcimonie car le marché est étriqué, ce n'est pas facile de commercialiser ce genre de véhicule. »
L'autre fournisseur, qui a arrêté, il y a quatre mois, de collaborer avec le fabricant, c'est Anduze fournitures auto. « PGO a touché des subventions. La direction avait de quoi payer ses fournisseurs mais cette société n'a jamais été un bon payeur. » La situation est aujourd'hui très floue. PGO est en cessation de paiement.
Hier, une partie des 106 salariés a fait part deson inquiétude. « Avec l'arrivée des nouveaux actionnaires, on s'est dit que ça allait être chaud. Le redressement judiciaire a été prononcé le 30 mai pour qu'on ne nous verse pas nos salaires. On attend l'argent promis par la direction et notamment le paiement du fonds de solidarité. » Depuis lundi, la fabrication des véhicules est arrêtée au sein de l'usine et aucune auto n'est sortie. « On fait du nettoyage, on lave les vitres », explique une employée. « Pourtant, les nouveaux actionnaires ont pour projet de produire 200 véhicules par an durant cinq années. Mais on est bloqué. »
Autre conséquence des problèmes de PGO, c'est la suspension du titre introduit sur marché libre d'Euronext. Il y a trois ans, l'action se négociait à 14,60 €. Elle est suspendue à 2,20 € depuis le 19 mai. Englué dans un conflit avec Porsche, qui lui reproche de commercialiser des répliques de la 356, PGO semble avoir un avenir précaire.
Hier, les actionnaires majoritaires ont tenté de rassurer en évoquant un plan de continuation. « Il y a un savoir-faire industriel, des salariés performants ». Ce plan prévoit le renforcement de l'engagement des actionnaires, la consolidation des compétences de la société, le développement et l'enrichissement de la gamme PGO, avec l'appui de partenaires importants de l'automobile. Le réseau de distribution sera aussi amélioré. Mais pour appliquer ce plan, la fabrication devra être rapidement relancée...
http://www.midilibre.com/actuv2/article.ph...1117649582&gard
Les nuages s'amoncellent au-dessus de PGO automobiles qui fabrique des cabriolets sportifs comme le "Speedster 2". La société, installée depuis quatre ans à la zone industrielle de la Pyramide de Saint-Christol-lez-Alès, a été placée en redressement judiciaire le 31 mai par le tribunal de commerce d'Alès.
L'entreprise est mise en observation jusqu'au 30 septembre et est surveillée de près par l'administrateur judiciaire, maître de Saint-Rapt.
Ce sont les nouveaux actionnaires majoritaires de PGO (ils détiennent 51 % du capital) qui ont pris cette initiative pour mettre les choses à plat. A leur arrivée en mars dernier, Nasser International, Al Atlas for Cars et Symex international, importants distributeurs automobiles au Moyen-Orient, ont découvert une situation financière délicate. L'entreprise accuse en effet un passif de 2,3 millions d'€. Les signes avant-coureurs d'une santé financière fragile étaient pourtant là...
Car depuis plusieurs mois, plusieurs fournisseurs du bassin d'Alès ne sont plus payés. C'est le cas d'Alès pièces auto. « Notre représentant est allé 5 à 7 fois à PGO car l'entreprise ne nous payait plus. On fournissait carrosserie, papier à poncer, des produits divers. Mais nous n'étions pas les seuls à demander des comptes. France Télécom et d'autres fournisseurs attendaient d'être payés. » Alès pièce autos a d'ailleurs arrêté de fournir PGO il y a six mois. Du côté de Demos, on fournissait à PGO des agrafes « mais avec parcimonie car le marché est étriqué, ce n'est pas facile de commercialiser ce genre de véhicule. »
L'autre fournisseur, qui a arrêté, il y a quatre mois, de collaborer avec le fabricant, c'est Anduze fournitures auto. « PGO a touché des subventions. La direction avait de quoi payer ses fournisseurs mais cette société n'a jamais été un bon payeur. » La situation est aujourd'hui très floue. PGO est en cessation de paiement.
Hier, une partie des 106 salariés a fait part deson inquiétude. « Avec l'arrivée des nouveaux actionnaires, on s'est dit que ça allait être chaud. Le redressement judiciaire a été prononcé le 30 mai pour qu'on ne nous verse pas nos salaires. On attend l'argent promis par la direction et notamment le paiement du fonds de solidarité. » Depuis lundi, la fabrication des véhicules est arrêtée au sein de l'usine et aucune auto n'est sortie. « On fait du nettoyage, on lave les vitres », explique une employée. « Pourtant, les nouveaux actionnaires ont pour projet de produire 200 véhicules par an durant cinq années. Mais on est bloqué. »
Autre conséquence des problèmes de PGO, c'est la suspension du titre introduit sur marché libre d'Euronext. Il y a trois ans, l'action se négociait à 14,60 €. Elle est suspendue à 2,20 € depuis le 19 mai. Englué dans un conflit avec Porsche, qui lui reproche de commercialiser des répliques de la 356, PGO semble avoir un avenir précaire.
Hier, les actionnaires majoritaires ont tenté de rassurer en évoquant un plan de continuation. « Il y a un savoir-faire industriel, des salariés performants ». Ce plan prévoit le renforcement de l'engagement des actionnaires, la consolidation des compétences de la société, le développement et l'enrichissement de la gamme PGO, avec l'appui de partenaires importants de l'automobile. Le réseau de distribution sera aussi amélioré. Mais pour appliquer ce plan, la fabrication devra être rapidement relancée...
