12-01-2002, 04:10 PM
<!--QuoteBegin--></span><table border='0' align='center' width='95%' cellpadding='3' cellspacing='1'><tr><td>QUOTE </td></tr><tr><td id='QUOTE'><!--QuoteEBegin-->
Le plan Sarkozy pour les autoroutes
«Nous allons faire des autoroutes des pièges pour les délinquants.» La formule du ministre de l'Intérieur avait intrigué le 20 novembre, devant la haute hiérarchie de la gendarmerie réunie en séminaire à Montluçon (Allier). A la veille du conseil interministériel sur la sécurité routière qui devrait se tenir à Matignon le 12 décembre prochain, Le Figaro révèle le contenu du plan Sarkozy pour des autoroutes plus sûres.
Dans le collimateur des policiers et des gendarmes : les chauffards, les resquilleurs, les trafiquants ou les voyous qui empruntent les voies rapides après un cambriolage ou un casse à la voiture bélier. «Comment ne pas réagir lorsqu'on apprend qu'un véhicule conduit par des malfaiteurs a pu rouler à plus de 230 km/h pour échapper à ses poursuivants !, s'indignait récemment le «premier flic de France». Ces individus sont des fous dangereux qu'il faut mettre hors d'état de nuire.»
Les exemples étrangers ont été étudiés à la loupe. Parmi les pistes retenues pour responsabiliser le conducteur : l'automatisation des relevés d'infractions commises au volant. La France s'est intéressée de près au projet européen Vera auquel participent déjà l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, l'Italie, Le Royaume-Uni et les Pays-Bas.
La Hollande, notamment, a mis en place le premier contrôle de vitesse entièrement automatisé, de la lecture numérique des plaques d'immatriculation jusqu'à l'envoi de la contravention au propriétaire du véhicule. Résultat : 90% d'infractions en moins constatées sur les tronçons équipés du système. Le projet de loi sur la sécurité intérieure prévoit dans son article 14 l'implantation de «dispositifs fixes et permanents de contrôle automatisé en tous points appropriés du territoire, notamment (...) les grands axes de transit national».
Relié au fichier national des véhicules volés, le dispositif de lecture de plaques d'immatriculation peut aussi se révéler précieux pour organiser une interception directe au péage de sortie. «A partir de leur système, les Néerlandais peuvent même contrôler l'assurance du véhicule et la situation judiciaire de son propriétaire», explique le lieutenant-colonel Philippe Mignotte, chef de la section circulation routière à la direction générale de gendarmerie nationale (DGGN). Mais cela supposerait en France un croisement de fichiers que la Commission nationale de l'informatique et des libertés n'est peut-être pas disposée à avaliser.
Le ministère de l'Intérieur, en tout cas, veut se donner les moyens de sa politique. Les patrouilles de police vont se multiplier. Et pas seulement là où les automobilistes ont pris l'habitude de les voir, comme à certains embranchements. Grâce à une habilitation bientôt départementale, les CRS ou les gendarmes mobiles vont pouvoir intervenir à tout moment, en tout point de leur zone de compétence, de jour comme de nuit.
Ils seront secondés par des voitures banalisées et des hélicoptères équipés de dispositifs de vision nocturne, dont le premier appareil devrait être livré le 10 décembre. «Les appels de phares pour prévenir de la présence d'un radar vont perdre de leur intérêt», plaisante un officier du service central des CRS.
Autre atout : les comportements dangereux sans excès de vitesse vont pouvoir être sanctionnés plus facilement. Et les activités de la délinquance itinérante, adepte des raids de nuit, être étroitement surveillées. «Il faut enrayer l'amplification de la délinquance en milieu rural par les voies autoroutières qui représentent autant d'axes de pénétration dans des zones jusqu'alors épargnées», conclut le colonel Watin-Augouard, au ministère de l'Intérieur.
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rappelons simplement ici qu'environ 300 des 8000 tués par an sur les routes de France le sont sur une autoroute... de quoi justifier un plan d'une telle envergure
Le plan Sarkozy pour les autoroutes
«Nous allons faire des autoroutes des pièges pour les délinquants.» La formule du ministre de l'Intérieur avait intrigué le 20 novembre, devant la haute hiérarchie de la gendarmerie réunie en séminaire à Montluçon (Allier). A la veille du conseil interministériel sur la sécurité routière qui devrait se tenir à Matignon le 12 décembre prochain, Le Figaro révèle le contenu du plan Sarkozy pour des autoroutes plus sûres.
Dans le collimateur des policiers et des gendarmes : les chauffards, les resquilleurs, les trafiquants ou les voyous qui empruntent les voies rapides après un cambriolage ou un casse à la voiture bélier. «Comment ne pas réagir lorsqu'on apprend qu'un véhicule conduit par des malfaiteurs a pu rouler à plus de 230 km/h pour échapper à ses poursuivants !, s'indignait récemment le «premier flic de France». Ces individus sont des fous dangereux qu'il faut mettre hors d'état de nuire.»
Les exemples étrangers ont été étudiés à la loupe. Parmi les pistes retenues pour responsabiliser le conducteur : l'automatisation des relevés d'infractions commises au volant. La France s'est intéressée de près au projet européen Vera auquel participent déjà l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, l'Italie, Le Royaume-Uni et les Pays-Bas.
La Hollande, notamment, a mis en place le premier contrôle de vitesse entièrement automatisé, de la lecture numérique des plaques d'immatriculation jusqu'à l'envoi de la contravention au propriétaire du véhicule. Résultat : 90% d'infractions en moins constatées sur les tronçons équipés du système. Le projet de loi sur la sécurité intérieure prévoit dans son article 14 l'implantation de «dispositifs fixes et permanents de contrôle automatisé en tous points appropriés du territoire, notamment (...) les grands axes de transit national».
Relié au fichier national des véhicules volés, le dispositif de lecture de plaques d'immatriculation peut aussi se révéler précieux pour organiser une interception directe au péage de sortie. «A partir de leur système, les Néerlandais peuvent même contrôler l'assurance du véhicule et la situation judiciaire de son propriétaire», explique le lieutenant-colonel Philippe Mignotte, chef de la section circulation routière à la direction générale de gendarmerie nationale (DGGN). Mais cela supposerait en France un croisement de fichiers que la Commission nationale de l'informatique et des libertés n'est peut-être pas disposée à avaliser.
Le ministère de l'Intérieur, en tout cas, veut se donner les moyens de sa politique. Les patrouilles de police vont se multiplier. Et pas seulement là où les automobilistes ont pris l'habitude de les voir, comme à certains embranchements. Grâce à une habilitation bientôt départementale, les CRS ou les gendarmes mobiles vont pouvoir intervenir à tout moment, en tout point de leur zone de compétence, de jour comme de nuit.
Ils seront secondés par des voitures banalisées et des hélicoptères équipés de dispositifs de vision nocturne, dont le premier appareil devrait être livré le 10 décembre. «Les appels de phares pour prévenir de la présence d'un radar vont perdre de leur intérêt», plaisante un officier du service central des CRS.
Autre atout : les comportements dangereux sans excès de vitesse vont pouvoir être sanctionnés plus facilement. Et les activités de la délinquance itinérante, adepte des raids de nuit, être étroitement surveillées. «Il faut enrayer l'amplification de la délinquance en milieu rural par les voies autoroutières qui représentent autant d'axes de pénétration dans des zones jusqu'alors épargnées», conclut le colonel Watin-Augouard, au ministère de l'Intérieur.
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rappelons simplement ici qu'environ 300 des 8000 tués par an sur les routes de France le sont sur une autoroute... de quoi justifier un plan d'une telle envergure

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